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LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ AU GABON : LES ACTES PLUTÔT QUE LES PROCÈS D’INTENTION

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Dans le débat public gabonais, l’évaluation d’un responsable politique ne saurait se résumer aux perceptions, aux slogans ou aux procès d’intention. Elle doit s’appuyer sur les faits, les initiatives engagées et, autant que possible, sur des résultats vérifiables.

À cet égard, le parcours de Franck Nguema, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et ancien député du 2ᵉ arrondissement d’Akanda, révèle une constante : faire de la lutte contre la pauvreté et de l’accompagnement des populations vulnérables un axe concret de son engagement politique.

Bien avant que cette question ne devienne un sujet central du débat national, des actions de proximité avaient déjà été engagées en faveur de l’autonomisation économique et sociale des populations gabonaises.

À Akanda, sur son siège de député, cette philanthropie s’est notamment traduite par le financement de 622 activités génératrices de revenus (AGR), pour une enveloppe annoncée de 100 millions de FCFA grâce à ses fonds politiques d’élu et de membre du gouvernement, au bénéfice notamment de jeunes et de femmes. Portée par la Pépinière d’Entreprises d’Akanda, créée en 2021, cette démarche reposait sur une idée simple mais structurante : donner aux bénéficiaires des moyens de s’autonomiser, plutôt que de réduire la solidarité à une aide ponctuelle. Appuis au petits commerces, équipements de coiffure et manicure, matériels de bars et restaurants, matériels agricoles, BTP, débroussailleuses, tronçonneuses ou reconstitution de fonds de roulement : derrière ces aides se dessine une volonté de transformer le soutien social en capacité réelle d’auto emploi, de produire des revenus et de retrouver une indépendance.

Cet altruisme s’est également manifestée dans le traitement de situations sociales particulièrement sensibles. Dans le cadre de ses anciennes fonctions ministérielles, le dossier d’André Jocelyn Ename, ancien judoka international devenu tétraplégique à la suite d’un accident sportif en 2014, en constitue une illustration. Après plusieurs années sans solution durable, sa prise en charge a été engagée à l’arrivée de Franck Nguema au ministère de la Jeunesse et des Sports, avec notamment une aide de 50 millions de FCFA, une évacuation sanitaire et des perspectives d’accompagnement en matière de réadaptation et d’autonomisation.

Dans la même logique de proximité, des milliers de familles d’Akanda ont bénéficié, au fil des rentrées scolaires tout au long de son mandat d’élu de 2019 à 2023, de la distribution gratuite de kits scolaires complets, représentant plusieurs dizaines de millions de FCFA mobilisés pour alléger leurs dépenses scolaires.

L’action sociale de Franck Nguema s’est également inscrite dans le règlement de plans sociaux des agences du ministère des Sports, longtemps demeurés sans débuts de solutions et sensibles. Les anciens agents de l’ANAGEISC ont bénéficié du règlement de 1,762 milliard de FCFA au titre notamment des arriérés de salaires et des droits sociaux ; les 48 anciens agents de la CNOGEMCNI ont reçu 1,222 milliard de FCFA correspondant à leurs arriérés et droits sociaux ; tandis que le plan social des anciens agents de l’Office du Stade Omnisports Omar Bongo a été soldé à hauteur de 716 millions de FCFA en 2022. Ces trois dossiers représentent, à eux seuls, près de 3,7 milliards de FCFA mobilisés pour solder des situations sociales qui concernaient plusieurs centaines de compatriotes. Ces chiffres ne constituent certes pas, à eux seuls, un bilan exhaustif de l’action publique, mais ils attestent de réponses concrètes apportées à des situations humaines et professionnelles réelles.

Dès lors, affirmer que Franck Nguema « n’a rien fait pour les Gabonais » quand il était aux affaires reviendrait à occulter une partie objectivable de son parcours public. Un déni de la vérité de ses actes posés en faveur des gabonais. Cela ne signifie ni que toutes les attentes ont été satisfaites, ni que toutes ses initiatives doivent être considérées comme suffisantes ou exemptes de débat. Une démocratie saine suppose précisément que l’action publique puisse être discutée, évaluée et, lorsque nécessaire, critiquée. Mais la critique gagne en crédibilité lorsqu’elle s’appuie sur l’ensemble des faits plutôt que sur une lecture sélective du passé. La lutte contre la pauvreté, telle qu’il l’a lui-même défendue dans ses prises de parole publique et dans son ouvrage «La lutte contre la pauvreté au Gabon : Ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le Gabon», relève d’une conception de l’engagement citoyen qui privilégie les moyens concrets à la seule communication politique, notamment à l’ère des réseaux sociaux.

Au moment où le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, place les résultats de l’action politique, la dignité des citoyens et l’amélioration des conditions de vie des gabonais au cœur de l’action publique, l’enseignement de ces expériences mérite d’être regardé avec lucidité. Les responsabilités politiques sont temporaires, les débats passent et les positions évoluent ; les actions, elles, laissent des traces. L’enjeu n’est donc pas d’affirmer qu’un homme politique aurait tout accompli, mais de reconnaître ce qui a effectivement été entrepris, ce qui a produit des effets et ce qui peut encore être amélioré.
Au fond, le débat sur Franck Nguema gagnerait à se déplacer des procès d’intention vers une question plus exigeante dans un contexte national où plus d’un gabonais sur trois vit sous le seuil de pauvreté : que disent réellement les actes des années passées, et que peut-on en retenir pour construire un Gabon plus juste, plus solidaire et plus attentif aux populations vulnérables ?

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