Dans le silence assourdissant des crises passées et le fracas des attentes sociales longtemps déçues, bien que certaines politiques publiques ne se mesurent pas seulement en chiffres, mais en espérances ravivées, le Gabon est, par constat, en train de renouer avec une évidence trop souvent négligée. Sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLLIGUI NGUEMA, l’éducation nationale n’est plus un simple secteur administratif ; elle est redevenue un chantier stratégique, un levier de souveraineté et un socle de refondation nationale. Ce choix stratégique se traduit par des actes concrets, visibles, et profondément structurants.
Le premier signal fort de cette volonté politique se lit dans l’amélioration tangible des conditions d’apprentissage. La construction et la rénovation de 196 salles de classe à travers le pays ne relèvent pas d’un simple exercice comptable : elles incarnent une réponse concrète à la surcharge des effectifs, à la promiscuité pédagogique et à l’indignité parfois imposée aux élèves. À cela s’ajoute une décision hautement sociale et symbolique : le rétablissement des bourses dans les lycées et collèges. En redonnant une chance aux enfants issus de familles modestes, l’État gabonais rappelle que l’école ne saurait être un privilège, mais un droit garanti par la République.
Cette dynamique s’est également traduite par une vaste entreprise de modernisation des établissements scolaires et universitaires. La réfection de grandes institutions nationales telles que l’Université Omar Bongo, l’Université des Sciences et Techniques de Masuku ou encore le Centre Universitaire des Sciences de la Santé marque une rupture avec des décennies d’abandon structurel. Dans le secondaire, la réhabilitation et l’extension de lycées et collèges emblématiques — de Paul Marie Yembit à Moanda, en passant par l’Estuaire — redonnent à l’école publique une dignité architecturale et fonctionnelle à la hauteur de ses missions.
Mais gouverner, c’est aussi anticiper. Conscient de l’inadéquation criante entre formation et emploi, le Président OLLIGUI NGUEMA a engagé une réorientation stratégique de la formation professionnelle et technique. L’achèvement et la réhabilitation de lycées techniques et agricoles, à Gamba, Lebamba et dans plusieurs provinces, témoignent d’une volonté claire : former des compétences utiles à l’économie réelle. Agriculture, transformation du bois, industrie, numérique — les secteurs porteurs ne sont plus des slogans, mais des axes structurants de la politique éducative. La réhabilitation de l’Institut Pédagogique National vient, quant à elle, rappeler une vérité fondamentale : on ne réforme pas l’école sans investir dans ceux qui la font vivre, les enseignants.
L’effort infrastructurel, lui, s’inscrit dans une logique de justice territoriale. La construction de nouveaux établissements — du Lycée de l’Excellence et Internat du CTRI à Akanda, au lycée du 2ᵉ arrondissement de Libreville, en passant par Bikélé Ziwack et Lalala — traduit une volonté d’équilibrer l’offre éducative et de réduire les fractures géographiques. La réhabilitation lourde des internats, bâtiments administratifs et complexes scolaires, notamment la transformation de l’école CIM-Gabon en véritable complexe éducatif, participe d’une vision durable et structurée.
Au-delà des murs et des chiffres, c’est une philosophie de l’action publique qui se dessine. Accès élargi, qualité renforcée, pertinence économique et équité sociale : l’approche est transversale, cohérente et assumée. Elle rompt avec la logique des réformes fragmentées pour épouser celle de l’impact global. L’école gabonaise est pensée comme un continuum, de la salle de classe à l’emploi, du village à l’université.
Comment ne pas souligner l’effort budgétaire consenti dans un contexte social sensible ? En 2024, l’injection de 13 milliards de FCFA pour le paiement des vacations dues — notamment aux enseignants et agents publics — a constitué un acte politique fort. Dans une période marquée par les tensions sociales et les revendications légitimes, l’État a choisi l’apaisement par la reconnaissance du travail accompli. Ce geste, loin d’être anodin, a contribué à restaurer la confiance entre l’administration et ceux qui portent, au quotidien, la mission éducative.
Ainsi se dessine, pas à pas, le visage d’un Gabon qui réapprend à investir dans son capital humain. En plaçant l’éducation et la formation au cœur de l’action gouvernementale, le Président Brice Clotaire OLLIGUI NGUEMA ne se contente pas de réparer les fractures du passé ; il prépare, lucidement et résolument, les fondations d’un avenir plus juste, plus compétitif et plus souverain.






