Libreville, 14 octobre 2026-
La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a enregistré une perte nette de 42,9 milliards de FCFA en 2024, tandis que ses pertes cumulées dépassent 127 milliards de FCFA, selon les données du rapport 2026 de la Banque mondiale ,rapporte nos confrères de Gabonreview dans leur édition du 13 octobre dernier.
Dans son analyse, l’institution financière relève également des capitaux propres négatifs de 90,7 milliards de FCFA, traduisant la fragilité financière de l’entreprise chargée de la distribution de l’eau et de l’électricité au Gabon.
La situation est aggravée par les retards de paiement des factures des administrations publiques, les coûts d’exploitation et les pertes techniques. Selon les données rapportées par Gabonreview, ces pertes techniques atteignaient près de 30 % pour l’électricité et 56 % pour l’eau en 2024.
Face à ces difficultés, la Banque mondiale recommande notamment le règlement des dettes réciproques entre l’État et la SEEG, ainsi que des mesures visant à améliorer le recouvrement des factures et à réduire les pertes sur les réseaux.
Cette situation soulève la question de la capacité de l’entreprise à financer ses activités, à entretenir ses infrastructures et à améliorer durablement la desserte en eau et en électricité. Pour les populations, l’enjeu reste l’accès régulier à ces deux services essentiels.






