Libreville, le 20 Février 2026-Dans un contexte de tensions croissantes entre les géants du numérique et les États, le Gabon a décidé de prendre les devants. Face à la menace que représentent les réseaux sociaux sur la santé mentale des enfants, l’État Gabonais a suspendu temporairement les produits de Meta et Google, deux entreprises américaines accusées aux Etats Unis, d’avoir conçu des algorithmes addictifs ciblant les mineurs.
« Nous ne sommes pas en train de censurer, nous protégeons nos enfants », a déclaré un membre du gouvernement gabonais. Les documents internes présentés au tribunal de Los Angeles sont en effet accablants : « L’objectif n’est pas la visibilité, c’est l’addiction des internautes », révèle un document Google. Une phrase qui résume à elle seule la stratégie des géants du numérique, qui semblent avoir mis en place des systèmes conçus pour rendre les utilisateurs dépendants.
Le Gabon s’appuie sur la Section 230 du Communications Decency Act américain pour justifier sa décision. « Même aux États-Unis, les plateformes commencent à perdre leur immunité lorsqu’il s’agit de la conception des produits (algorithmes), pas seulement du contenu », souligne le gouvernement. Une interprétation qui pourrait faire jurisprudence en Afrique et au-delà.
Les critiques accusant le Gabon de « censurer » ou d’être « autoritaire » sont vaines. « La liberté d’expression ne s’arrête pas aux portes des algorithmes conçus pour rendre dépendants », selon le gouvernement Gabonais. Le droit à l’information est intact via la presse, les sites web, les radios et les Gabonais continuent de s’exprimer librement.
En prenant cette décision, le Gabon ouvre un nouveau front dans la lutte pour la protection de l’enfance numérique en Afrique. Une action préventive qui pourrait inspirer d’autres pays face aux géants du numérique, et qui montre que l’Afrique est prête à prendre les devants pour protéger ses citoyens.






