VERS LA FIN DES SYNDICATS PROFESSIONNELS AVEC LA CONSÉCRATION DES MOUVEMENTS PROFESSIONNELS
Dans une approche toujours pédagogique à l’adresse de mes abonnés et au-delà, je suis avec un intérêt particulier les évènements civiques actuels. Loin de toute émotion, je tiens par cette plume à nous ramener aux fondamentaux au risque de distraire ce qui est déjà avancées civiques. L’article 7 de la Constitution consacre pour la première fois de l’histoire de notre pays la « Société Civile » et les luttes engagées par d’illustres prédécesseurs ont permis de fixer dans le statut de la fonction publique l’existence des syndicats pour défendre les intérêts des travailleurs dont le droit de grève est reconnu et des comités consultatifs pour ceux dont le droit de grève n’est pas reconnu comme les agents de forces de sécurité et de défenses dont la Douane et les eaux forêts qui ont récemment intégrés les FDS (Forces de Défenses et de Sécurité).
Il nous faut distinguer les organisations de la Société Civile (Associations, ONGs, Fondations, Mouvements, etc…) et les corporations professionnelles (Syndicats des salariés et du patronat), même si par extension on en globe le tout dans les OSC. Si les premières citées défendent des causes, les secondes défendent les intérêts de leurs membres (salariés ou patronat).
J’observe pour le regretter la promotion des mouvements au sein des corporations professionnelles qui plus est dépourvu de personnalités juridiques. Plus paradoxal, la promotion de ces mouvements dépourvus de personnalités juridiques par certains leaders syndicaux attestant par la même occasion de l’inutilité et de la faillite des syndicats professionnels auxquels ils appartiennent. Si les syndiqués sont couverts par le mot d’ordre de leurs syndicats (reconnus par la législation nationale et internationale), qui couvrent les agents aux ordres des mouvements sans personnalités juridiques ? Là est toute la question car, nous devons en tant qu’acteurs civiques garder raison de bout en bout. Je le répète, si les agents sont couverts par le mot d’ordre des syndicats, quel texte couvre les agents agissant au nom des mouvements dépourvus de personnalité juridique ?
Si les responsables des syndicats s’accordent aujourd’hui à reconnaitre publiquement que les syndicats n’ont plus raison d’être, que les syndicats sont corrompus, etc…délaissent leurs syndicats pour s’accrocher aux mouvements circonstanciels, #à_quoi_bon_solliciter_organisation_des_élections_professionnelles vu que les syndicats n’ont plus lieu d’être ? Doit-on s’affranchir des syndicats (couverts par des textes nationaux et internationaux) pour des mouvements circonstanciels sans personnalités juridiques (non couverts par des textes nationaux et internationaux)?
Je ne saurais ici généraliser car, si dans certains secteurs les syndicats à travers leurs leaders sonnent leurs faillites dans d’autres secteurs comme le pétrole, les syndicats demeurent organisés autour de l’ONEP. Pourquoi les syndicats pétroliers avec moins d’agents demeurent mieux organisés que les syndicats d’autres secteurs ? Retenons que, dans le même contexte de grève, les droits des employés du pétrole par exemple sont couverts en cas de grève lancées par leurs syndicats ce qui ne saurait être le cas pour ceux des secteurs dont la grève est lancée par des mouvements inopinés, dépourvus de personnalité juridique car C’EST LE SYNDICAT qui couvre son syndiqué et non personne d’autres.
Le dire, ce n’est pas remettre en cause la légitimité des revendications mais c’est surtout nous ramener à protéger les acquis syndicaux et mieux protéger le cadre institutionnel en faveur du salarié ou du patron,si on sort de ce cadre, la voie est ouverte à la mise à mort des syndicats, attention.
Ainsi, les employés travailleraient à renouveler leurs structures syndicales ou à en créer afin de préserver les intérêts de leurs membres au lieu d’exposer ces derniers en les entrainant dans des initiatives non couvertes par les textes garantissant les droits des salariés. Si la grève est un droit, nous devons retenir et accepter que les employés couverts par des appels à la grève de leurs syndicats sont couverts et ceux agissant en dehors de ce cadre sont exposés.
Pour s’en convaincre, je nous soumets à la lecture de l’article 68 du statut général de la Fonction Publique : « Article 68 : Dans les limites fixées par les textes en vigueur, l’exercice des #droits_syndicaux, notamment du droit de grève, est reconnu aux agents publics à l’exclusion des agents occupant des emplois hiérarchiques, des militaires des forces de défense, des agents des forces de sécurité et des agents de l’administration pénitentiaire (…) ».
Si on l’a compris, ce sont les #droits_syndicaux (personnalité morale) dont le droit à la grève qui sont couverts à titre de rappel. La promotion des mouvements au détriment des syndicats ne doit pas créer un précédent hypothéquant les acquis syndicaux dont les élections professionnelles pour lesquels seuls les syndicats sont candidats et non les mouvements, collectifs,etc… Chacun pourra aller de son commentaire mais ma contribution reste sous l’angle scientifique et non émotionnel. On peut ne pas apprécier l’auteur du fait qu’il reste sur la fibre pédagogique mais observons sans émotion le contenu.
Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO
Acteur Civique.






