Libreville, 19 octobre 2026 – (Courrier des Journalistes )- Les avantages fiscaux accordés au Gabon ont représenté un manque à gagner estimé à 403 milliards de FCFA en 2024, soit 3,2 % du produit intérieur brut (PIB), selon la Revue des finances publiques du Gabon 2026 de la Banque mondiale, informent nos collègues de GabonReview .
Ces dépenses fiscales correspondent aux recettes auxquelles l’État renonce à travers les exonérations, les réductions d’impôts et les régimes fiscaux dérogatoires accordés à certaines entreprises et activités économiques.
D’après les données rapportées, les secteurs pétrolier et minier concentrent 31 % de ces avantages fiscaux. Les brasseries locales représentent 8 %, tandis que les banques comptent pour 6 %. Les exonérations liées au programme de lutte contre la vie chère représentent, quant à elles, 5,8 % du total.
Ces dispositifs visent notamment à encourager les investissements, soutenir certaines activités économiques et contribuer à la réduction du coût de la vie. Toutefois, la Banque mondiale relève des insuffisances dans le suivi de ces avantages et dans l’évaluation de leurs retombées économiques.
L’institution préconise ainsi un meilleur encadrement des dépenses fiscales afin de vérifier leur efficacité et les bénéfices qu’elles génèrent pour l’économie nationale.
La question des contreparties demeure donc centrale pour les finances publiques gabonaises, notamment en matière de création d’emplois, d’investissements et de soutien au pouvoir d’achat des populations.
Drame Mariama






