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Réforme foncière : l’honorable Justine Judith Lekogo vote contre pour dénoncer un texte qu’elle juge insuffisant face à la fraude

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Libreville, 29 juin 2026 – ( Courrier des Journalistes)- L’honorable Justine Judith Lekogo a marqué les débats sur la réforme foncière en votant contre les dispositions relatives au titre foncier. Un choix assumé qui s’inscrit dans la continuité de son engagement de longue date contre la fraude foncière et la spoliation des citoyens.

Ancienne figure de la société civile avant son entrée à l’Assemblée nationale, Justine Judith Lekogo s’est fait connaître par son combat en faveur des victimes de fraudes foncières. Depuis plusieurs années, elle accompagne des citoyens confrontés à des litiges liés aux titres de propriété et plaide pour une réforme garantissant à la fois la sécurité juridique et la protection des propriétaires de bonne foi.

Si l’élue affirme partager l’objectif de renforcer la valeur juridique du titre foncier, elle estime en revanche que le texte adopté à l’issue des travaux de la Commission mixte paritaire ne répond plus aux exigences de lutte contre la fraude.

Selon elle, l’Assemblée nationale avait pourtant trouvé un équilibre en prévoyant qu’un titre foncier obtenu par dol, faux, fraude ou tout autre moyen illicite puisse être annulé par la justice. Les députés avaient également adopté des dispositions permettant d’engager la responsabilité de toute personne ayant participé à l’établissement d’un titre frauduleux, qu’il s’agisse d’agents de l’administration, de techniciens, de géomètres, de magistrats ou d’autres intervenants. Or, ces garanties ont disparu du texte définitif.

Pour Justine Judith Lekogo, cette suppression constitue une faiblesse majeure. Elle considère qu’une réforme foncière ne peut assurer la sécurité juridique tout en laissant subsister une protection susceptible de profiter à des personnes ayant obtenu un titre de propriété de manière frauduleuse.

L’élue estime également préoccupant que la loi ne prévoie plus explicitement de mécanisme visant à engager la responsabilité des acteurs de la chaîne administrative impliqués dans la délivrance de titres frauduleux. À ses yeux, la fraude foncière résulte rarement de l’action d’un seul individu, mais bien d’un ensemble de complicités, de négligences ou d’actes de corruption qui doivent être sanctionnés.

Elle rappelle par ailleurs que si le texte ouvre la possibilité d’obtenir des dommages et intérêts contre les auteurs de la fraude, cette réparation ne saurait remplacer, pour les victimes de spoliation, la restitution de leur droit de propriété lorsque la fraude est établie.

L’honorable prend également soin de préciser que son vote ne constitue ni une opposition au Président de la République ni une remise en cause de son engagement en faveur de la bonne gouvernance. Elle considère que les modifications apportées au projet de loi relèvent du processus législatif et des arbitrages opérés lors des travaux de la Commission mixte paritaire.

En votant contre ces dispositions, Justine Judith Lekogo affirme être restée fidèle aux engagements qu’elle a pris auprès des Gabonaises et des Gabonais. Pour elle, une réforme foncière efficace doit protéger sans réserve les propriétaires de bonne foi, mais ne doit jamais permettre que des auteurs de fraude ou les complices intervenant dans la chaîne de délivrance des titres puissent bénéficier de la protection de la loi.

À travers ce vote, l’ancienne militante de la société civile confirme la constance d’un combat qu’elle mène depuis plusieurs années : faire de la lutte contre la fraude foncière une priorité afin de renforcer l’État de droit, la justice et la confiance des citoyens dans les institutions.

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